Je pratique la peinture depuis prés de vingt ans. J’emploie principalement l’huile, dont j’apprécie particulièrement la plasticité, mais également des techniques variés : acrylique, encres, pigments selon les thèmes abordés.

Les paysages, le sol, les roches, les gris et bleu du nord, les couleurs chaudes, ocres, terres, carmins de la Haute Provence sont une source d’inspiration qui ne me lasse pas. Dans leur rusticité ces éléments naturels sont une mine de couleurs et de formes inattendues qui dessinent des motifs presque abstraits.

Avec le temps mes représentations se sont simplifiées. Dans un paysage je cherche les lignes de force, les grandes masses colorées, dont je ne garde que l’essentiel, à la frontière de l’abstrait et du figuratif.

Daniel Quievreux a-t-il franchi la frontière qui lui maintenait un pied dans le figuratif, qu’il soit devenu peintre nuagiste? Sa peinture, désormais basée sur la mémoire émotionnelle, ne garde plus d’images ni de couleurs, mais des impressions, des sentiments. Néanmoins, de ses œuvres de naguère, il a gardé les bleus, qui se conjuguent avec des ocres et des gris, se modulent de foncés en clair comme s’il puisait sa vitalité dans les couleurs originelles de la terre.